Les All Blacks écrivent la première page de la Nations Championship

Les All Blacks résistent au retour des Bleus et remportent le premier match de l’histoire de la Nations Championship

Christchurch est redevenue, le temps d’une soirée, la capitale mondiale du rugby. Devant les 30 000 spectateurs du One New Zealand Stadium (Te Kaha), la Nouvelle-Zélande et la France ont inauguré officiellement la Nations Championship 2026, la nouvelle compétition mondiale organisée par World Rugby.

Ce rendez-vous historique n’était pas un simple test-match d’été, mais le début d’une nouvelle ère du rugby international, où chaque point comptera dans la course au classement général avant les phases finales prévues en novembre.

Pour Christchurch, cette rencontre revêtait également une forte dimension émotionnelle. Quinze ans après le terrible séisme de 2011 qui avait privé la région de grands rendez-vous internationaux, les All Blacks retrouvaient enfin leur public dans une enceinte flambant neuve, symbole de la renaissance sportive de Canterbury.

Au terme d’un match spectaculaire, la Nouvelle-Zélande s’est imposée 34 à 32, mais les Bleus ont une nouvelle fois démontré qu’ils demeurent l’un des adversaires les plus redoutables des All Blacks.

Les Bleus frappent les premiers, les All Blacks répondent à quatorze

Le début de la rencontre est entièrement à l’avantage des Français.

2e minute : l’ailier Damian Penaud (n°14) conclut une magnifique action collective, initiée par une succession de passes rapides et un changement de direction qui désorganise complètement la défense néo-zélandaise. Maxime Lucu (n°9) transforme et donne l’avantage aux Bleus (7-0).

Quelques instants plus tard, l’arbitre anglais Luke Pearce fait appel au TMO pour examiner une intervention dangereuse de Richie Mo’unga (n°10) sur l’arrière français Léo Spring (n°15) lors de l’action précédant l’essai.

Verdict : carton jaune. Les All Blacks évolueront en infériorité numérique.

Loin de subir, les Néo-Zélandais réagissent avec caractère.

Pendant près de cinq minutes, ils multiplient les temps de jeu, enchaînent les phases de percussion et construisent une longue séquence offensive.

8e minute : Will Jordan (n°14) conclut l’action et inscrit le premier essai des All Blacks. Love (n°10) manque la transformation : 7-5.

Une première période d’une intensité exceptionnelle

15e minute : Maxime Lucu ajoute une pénalité et permet aux Bleus de reprendre cinq points d’avance (10-5).

La réaction néo-zélandaise est immédiate.

21e minute : le troisième ligne Peter Lakai (n°6) aplatit après plusieurs temps de jeu près de la ligne. Love transforme et les All Blacks reviennent à un point (13-12).

À la 31e minute, les statistiques des plaquages témoignent de l’intensité du combat :

Nouvelle-Zélande : 44 France : 54 Les All Blacks insistent et prennent les commandes

38e minute : la Nouvelle-Zélande croit inscrire un nouvel essai après une superbe séquence de jeu faite de vitesse et de passes, mais le ballon est échappé vers l’avant juste avant l’aplatissement.

Les All Blacks repartent immédiatement à l’assaut.

À la suite d’une touche parfaitement négociée puis d’un maul puissant, Cortez Roigard (n°9) élimine la défense grâce à une magnifique feinte avant d’aplatir.

Love transforme et les All Blacks virent en tête à la pause :

Nouvelle-Zélande 19 – France 13.

Une seconde période à couper le souffle

Dès la reprise, une statistique résume les difficultés des All Blacks :

43e minute

Nouvelle-Zélande : 8 en-avants France : 3

Le rythme reste pourtant extrêmement élevé.

47e minute : tout juste entré en jeu, Antoine Hastoy (n°22) inscrit un superbe essai au terme d’une magnifique action collective, parfaitement lancée par une passe inspirée de Théo Attissogbé (n°11).

Lucu transforme et les Bleus reprennent l’avantage (20-19).

Roigard répond immédiatement

La réaction néo-zélandaise ne se fait pas attendre.

50e minute : Cortez Roigard (n°9) signe un doublé après une nouvelle séquence offensive de très haut niveau.

Love transforme.

Les All Blacks inscrivent leur quatrième essai et décrochent le bonus offensif tout en reprenant la tête.

Le match atteint alors un niveau spectaculaire, les deux équipes proposant un rugby total.

Les Bleus voient un essai refusé

52e minute : Matthieu Jalibert (n°10) tape intelligemment à suivre sur pénalité, mais Nicolas Depoortere (n°13) laisse échapper le ballon juste avant d’aplatir.

Quelques secondes plus tard, le même Depoortere marque enfin, mais Luke Pearce demande une nouvelle fois l’assistance vidéo.

Les images révèlent un en-avant préalable de Léo Spring, et l’essai est logiquement refusé.

La France refuse d’abandonner

59e minute : Théo Attissogbé (n°11) conclut une superbe attaque des trois-quarts français.

La transformation est manquée, mais les Bleus reviennent à 26-25, prouvant qu’ils ne sont pas venus en Nouvelle-Zélande pour faire de la figuration, malgré les nombreuses absences des finalistes du Top 14.

Love redonne de l’air aux All Blacks

66e minute : Love passe une pénalité importante et porte le score à 29-25.

Le doublé de Jordan semble décisif

71e minute : après une nouvelle attaque éclatante des lignes arrière néo-zélandaises, Will Jordan (n°14) inscrit son deuxième essai de la rencontre.

La transformation est manquée, mais les All Blacks prennent neuf points d’avance :

34-25.

Jalibert relance le suspense

La France ne renonce jamais.

78e minute : Matthieu Jalibert (n°10) inscrit un essai qui offre aux Bleus le bonus offensif.

Antoine Hastoy transforme et ramène la France à seulement deux longueurs (34-32).

Les dernières minutes sont irrespirables.

Grâce à une excellente gestion de la possession, les All Blacks empêchent les Bleus de se procurer une ultime occasion et décrochent une victoire aussi précieuse que difficile.

Une nouvelle compétition qui tient déjà toutes ses promesses

La Nouvelle-Zélande débute parfaitement cette première édition de la Nations Championship, compétition réunissant les douze meilleures nations du rugby mondial réparties entre les hémisphères Nord et Sud.

Le tournoi se disputera lors des fenêtres internationales de juillet et de novembre avant une phase finale organisée à l’automne.

La dernière équipe du classement devra disputer un barrage contre le vainqueur de la compétition.

Privée d’Antoine Dupont ainsi que de nombreux joueurs laissés au repos après la finale du Top 14, la France a néanmoins démontré l’extraordinaire profondeur de son effectif et sa capacité à rivaliser avec les meilleures équipes du monde.

De leur côté, les All Blacks ont parfaitement lancé le nouveau projet de Dave Rennie, en affichant un rugby rapide, ambitieux et spectaculaire.

Statistiques du match

Nouvelle-Zélande – France : 34-32 (19-13)

Essais – Nouvelle-Zélande (5) Will Jordan (14) : 8′, 71′ Peter Lakai (6) : 21′ Cortez Roigard (9) : 40′, 50′ Transformations Love : 21′, 40+1′, 51′ Pénalité Love : 66′ Essais – France (4) Damian Penaud (14) : 2′ Antoine Hastoy (22) : 47′ Théo Attissogbé (11) : 59′ Matthieu Jalibert (10) : 78′ Transformations Maxime Lucu : 3′, 48′ Antoine Hastoy : 80′ Pénalités Maxime Lucu : 15′, 30′

Arbitre : Luke Pearce (Angleterre)

Stade : One New Zealand Stadium (Te Kaha), Christchurch

Les équipes Nouvelle-Zélande Ethan de Groot Codie Taylor Fletcher Newell Josh Lord Sam Darry Peter Lakai Luke Jacobson Ardie Savea (cap.) Cortez Roigard Love Caleb Clarke Jordie Barrett Quinn Tupaea Will Jordan Damian McKenzie

Remplaçants : Asafo Aumua, Xavier Numia, Tyrel Lomax, James Hannah, Wallace Sititi, Christian Ratima, Billy Proctor, Fainga’anuku.

Sélectionneur : Dave Rennie

France Jean Poirot Mickaël Lamothe Demba Bamba Hugo Auradou Tyler Staniforth Pierre Bochaton Oscar Jégou Matthias Gazzotti Maxime Lucu (cap.) Matthieu Jalibert Théo Attissogbé Yoan Moefana François Brau-Boirie Damian Penaud Léo Spring

Remplaçants : Baptiste Massa, Régis Wardi, Régis Montagne, Matthias Guillard, Killian Tixeront, Nolann Le Garrec, Antoine Hastoy, Nicolas Depoortere.

Sélectionneur : Fabien Galthié

Sources : All Blacks Official, Fédération Française de Rugby (FFR), World Rugby, Rugby Mania.

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